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Guide suprême aux pèlerins de la Mecque

Message du Guide suprême aux pèlerins de la Mecque Version imprimable
05/09/2016


Ce qui suit est le texte intégral du message de l’Ayatollah Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique, aux musulmans du monde à l’occasion du Hadj, le grand
Pèlerinage annuel à la Mecque :

« Au nom d’Allah, le très Miséricordieux, le tout Miséricordieux

Louange à Allah, Seigneur des Deux Mondes, et Ses salutations à notre prophète Mohammad, ses Descendants purs, ses compagnons authentiques et ceux qui les suivent dûment jusqu’au Dernier Jour.

Chers frères et sœurs musulmans, partout dans le monde !

L’époque du Hadj est pour les Musulmans, une époque de fierté et de gloire aux yeux des créatures, de luminosité des cœurs, d’invocations et d’humilité devant le Créateur. Le Hadj est à la fois une obligation spirituelle, terrestre, divine et humaine. L’ordre divin : « Invoquez Dieu comme vous invoquez vos pères et plus ardemment encore » (1) et « invoquez Dieu pendant un nombre de jours déterminés »(2), d’une part, et d’autre part, la déclaration divine : « [la Mosquée sacrée] que Nous avons établie pour les gens : aussi bien les résident que ceux de passage » (3) , prouvent ses dimensions infinies et uniques.

Lors de l’accomplissement de cette obligation unique en son genre, la sécurité temporelle et spatiale comme un signe évident et une étoile brillante, fait goûter au pèlerin la douceur de la sécurité pendant un nombre de jours déterminés, apaise les cœurs et le libère des barrières d’insécurité engendrées par les oppresseurs despotiques qui ont sans cesse menacé l’humanité.

Le Hadj Abrahamique que l’Islam a offert aux musulmans, est le symbole de la dignité, de la spiritualité, de l’unité et de la gloire, et montre aux malveillants et aux ennemis, la grandeur de l’Ummah islamique et son appui sur l’infinie puissance divine, mettant ainsi clairement à jour la distance qui sépare l’Ummah islamique du bourbier de corruption, d’orgueil et d’aliénation que les oppresseurs et les orgueilleux dans le monde, imposent aux communautés humaines.

Le Hadj islamique et monothéiste est la manifestation du verset « ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux » (4) , et le lieu du rejet des mécréants et de la bienveillance envers les croyants. Ceux qui ont réduit le Hadj à un simple voyage religieux et touristique, et qui cachent leur animosité et leur ressentiment envers la nation fidèle et révolutionnaire d’Iran qu’ils accusent de « politiser le Hadj », sont en fait de médiocres petits diables qui ont peur que les volontés du Grand Satan – à savoir les États-Unis, soient mises en danger. Les autorités saoudiennes qui ont fermé cette année, le sentier de Dieu et de la Mosquée sacrée bien aimée, aux fervents et fidèles pèlerins iraniens, sont en fait, des égarés infâmes qui pensent que la préservation de leur trône et de leur pouvoir despotique passe par la défense des arrogants mondiaux et l’alliance avec le sionisme et les États-Unis, et tentent de satisfaire leurs exigences sans reculer devant aucune trahison.

Près d’un an s’est écoulé depuis la catastrophe de Mina où des milliers de pèlerins innocents ont perdu la vie, le jour de l’Eid, dans l’habit de l’Ihram et assoiffés sous un soleil de plomb. Peu de temps auparavant, certains avaient perdu la vie alors qu’ils accomplissaient les rituels de la prière et les circumambulations dans l’enceinte de la Mosquée Sacrée. Les autorités saoudiennes sont responsables de ces deux catastrophes. C’est un fait unanimement reconnu par les gens présents, les témoins et les spécialistes techniques. Certains spécialistes ont même parlé de préméditation. Les tergiversations et les négligences dans le secours aux victimes qui récitaient les invocations et les versets divins en cette journée de fête, sont incontestables et irréfutables. Les agents saoudiens les ont entassés dans des conteneurs fermés à côtés des cadavres, au lieu de les secourir, de les soigner ou même de fournir de l’eau à ces pèlerins assoiffés qui ont péri en martyrs. Des milliers de familles dans différents pays, ont perdu leurs proches, et leur nation ont été endeuillée. Environ 500 pèlerins de la République islamique, étaient au nombre des martyrs dont les familles sont toujours en deuil et dont la nation est triste et en colère.

Les dirigeants saoudiens, au lieu de présenter des excuses et des regrets, et d’assurer la poursuite juridique des responsables de cette tragédie, ont rejeté honteusement et sans vergogne, l’idée de la formation d’un comité international islamique pour une enquête sur les faits. Au lieu d’être au banc des accusés, ils ont accusé et dévoilé, avec une extrême méchanceté et infamie, leur animosité de longue date contre la République islamique et tout drapeau islamique hissé contre la mécréance et l’arrogance mondiale. Leurs moyens de propagande – y compris les politiciens dont l’attitude envers les sionistes et les États-Unis est une honte pour le monde de l’Islam, les muftis corrompus et malhonnêtes qui délivrent des fatwas contraires au Coran et à la Sunna, et leurs médias mercenaires dont la conscience professionnelles ne les empêche pas de mentir -, font de vains efforts pour imputer à la République islamique, la responsabilité de l’interdiction du Pèlerinage aux pèlerins iraniens, cette année. Ces dirigeants malveillants qui en formant et en équipant les groupes de malfaiteurs takfiris, ont soumis le monde de l’Islam à des guerres intérieures et aux massacres des innocents, et ont mis à feu et à sang le Yémen, l’Irak, le Levant, la Lybie et d’autres pays, ces manipulateurs politiques mécréants qui ont tendu la main au régime des occupants sionistes en fermant les yeux sur les peines et le chagrin des Palestiniens, et ont étendu leur oppression et leur trahison jusqu’aux villes et villages du Bahreïn, ces gouverneurs impies et malfaisants qui ont provoqué la tragédie de Mina et qui sous le titre de « serviteurs des deux Mosquées Sacrées », ont commis le sacrilège de perturber la sécurité des Lieux sacrés et divins, massacré les invités d’Allah, le Miséricordieux, le jour de l’Eid à Mina, et avant cela, dans l’enceinte de la Mosquée Sacrée, appellent maintenant à ne pas « politiser le Hadj » et accusent les autres des grands péchés qu’ils ont eux-mêmes commis ou provoqués.

Ces gens-là sont l’exacte manifestation des versets du Saint Coran qui disent : « Dès qu’il tourne le dos, il parcourt la terre pour y semer le désordre et saccager culture et bétail. Et Dieu n’aime pas le désordre. Et quand on lui dit : “Redoute Dieu”, un orgueil criminel s’empare de lui, certes, l’Enfer lui suffira, et quelle mauvaise demeure ! » (5) . Cette année, selon les rapports que nous avons eus, en plus de l’interdiction d’entrer aux pèlerins iraniens et d’autres nations, ils effectuent des contrôles illégitimes sur les pèlerins d’autres pays, à l’aide des services de renseignements américains et sionistes, privant ainsi de cette sécurité que méritent tous les pèlerins de la Maison sacrée de Dieu.

Le monde de l’Islam, tant au niveau des gouvernements que des nations islamiques, doit connaître le visage réel des dirigeants saoudiens et leur nature infâme, impie, dépendante de l’arrogance et matérialiste. Ces gens-là doivent répondre des crimes qu’ils commettent partout dans le monde de l’Islam. Compte tenu de leur attitude envers les invités de Dieu, nous devons prendre une décision importante pour la gestion des deux Mosquées sacrées et du Pèlerinage. Toute négligence dans l’accomplissement de cette responsabilité, occasionnera des problèmes encore plus graves dans l’avenir, pour l’Ummah Islamique.

Chers frères et sœurs ! Cette année, les pèlerins enthousiastes et croyants iraniens sont absents des rituels du Hadj mais sont de tout cœur, à côté des pèlerins de toutes les régions du monde, sont inquiets pour leur santé, et prient pour que cette lignée maléfique des mécréants ne puisse pas porter atteinte aux pèlerins. Pensez à vos frères et sœurs iraniens dans vos prières, vos rituels et vos invocations, et priez pour la disparition des obstacles qui gênent les communautés islamiques, et pour la fin du contrôle des arrogants, des sionistes et de leurs alliés sur l’Ummah islamique.

Je rends hommage aux martyrs de Mina et de la Mosquée Sacrée de l’an dernier, ainsi qu’aux martyrs de la Mecque en 1987, et sollicite Dieu, Clément et Miséricordieux, de leur accorder Son Pardon, Sa miséricorde et les meilleurs degrés.

J’adresse également mes salutations au Vénéré Imam du Temps (que mon âme soit sacrifiée pour sa cause) et je l’implore de prier pour le progrès de l’Ummah islamique et la libération des musulmans de la malveillance et de la méchanceté des ennemis.

Toute réussite vient de Dieu et Toute confiance doit être placée en Lui !

Sayed Ali Khamenei


30 zul-Quadah 1437
2 septembre 2016
12 shahrivar 1395
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Majidi comments on Film Muhammad The Messenger of God

In the name of God

Iranian film director Majid Majidi, gives an interview to AFP in which he spoke about his new movie “Mohammad: The Messenger of God” on August 24, 2015 in Tehran. 

Press TV has conducted an interview with Majid Majidi, a filmmaker and director from Tehran, to discuss one of his well-known films dubbed Muhammad: The Messenger of God, which was premiered both in Iran and the 39th edition of Montreal World Film Festival in Canada on August 27, 2015.

The following is a rough transcription of the interview.

Press TV: Why did you choose the life of Prophet Muhammad (peace be upon him) as the topic of your movie?

Majidi: That’s a very important question. During the recent years, especially the past decade, we have witnessed many insults aimed at Islam and Prophet Muhammad (peace be upon him) in the form of caricatures or pictures in Western countries and some other countries, which have no relation to the holy position of the Prophet or even the violence, which the West promotes against the world of Islam. Also we see that even in Islamic countries, Islam is just a motto and in reality some people have taken Islam as a hostage. As an artist and filmmaker, these incidents made me think that we shouldn’t be passive about all this. Our reactions to the Western viewers are sometimes very controversial and arrogant. I thought we should show the gracious sight of Islam and Prophet Muhammad (peace be upon him). This movie is trying to show a drop of that vast ocean.

Press TV: You focused on this specific part of Prophet Muhammad’s life, why did you choose his childhood?

Majidi: I insist that this movie should bring consensus among the world of Islam and in this regard, we chose the section of the Prophet’s life, on which there have been less disagreement among Shias and Sunnis. We also chose this section, because it has very important spiritual aspects to it and it would be beneficial for our youngsters, whose lives are deprived of this spirituality these days. There have been many efforts to draw a line between Shias and Sunnis. And with this movie, we have tried to show that we are all united under one flag, which is our Prophet Muhammad, who is a true bearer of the flag of Islam with the right citation of the preaches of Islam.

Press TV: It seems that you have done a lot of research to pick this specific part of Prophet Muhammad’s life. Can you tell us more about the research that you have done in the pre-production of the movie?

Majidi: Regarding the research part, we have made a great effort to search among both Shia and Sunni scholars also the historians of the two sects. Unfortunately, in the Islamic history there were very limited sources about the life of Prophet Muhammad’s childhood till his Be’that, his selection as a prophet from God. One of the blessings of doing this movie was that we could gain many sources in many different areas such as history, geography, ethnography, sociology, trading etc. We have attempted to gain good sources, but we were not supposed to read the history word by word. As I have mentioned at the beginning of the movie, this movie is based on my research from the Islamic history as well as my perception of the Prophet of Islam. Therefore, it shouldn’t be expected from this movie to be 100 percent the same as history. Mostly it is, but a part of it, the writes of the viewpoint of his Holiness involvement with humanistic situations. For instance, the situation of burying girls alive, which we have pictured in the movie, might not be exactly the same as it was. But how the Prophet encounters it and the holy verses, which were revealed to him, he had reactions which were dramatized.  

Press TV: You were very picky in choosing your team and I want to know, what were the elements that you had in mind when you were choosing the members of your team?

Majidi: All the members who have been invited as a crew, either Iranian or a foreigner, have been chosen very meticulously. For example, in choosing Mr. Vittorio Storaro, I have watched many of his works and knew he had worked with many famous filmmakers such as Coppola, Bertolucci, Carlos Ara, Warren Beatty, and others. Some of these filmmakers were among the ones that we had an eye on. Whenever I watch the magical pictures of Mr. Storaro in the movies, it has always been admiring to me. I have always envied the incredible design he did for the scenes, using the light and camera. While thinking about making the Prophet, I realized that we definitely needed someone who could create such scenes. Mr. Storaro has a book named ‘Painting with Light.’ When I saw this book I knew he was the person I was looking for. Also Mr. Kreka, who was invited to work with us, had many experiences in a movie that was about the city of Venice. If I hadn’t been told that this was a scene setting, I would have thought that it was filmed in the real city. It was made so beautiful and great. For the special effects, I thought of Mr. Scott Anderson, who has been a supervisor in the Oscar-winning ‘Terminator’ series as for the music. We thought of Mr. Rahman, who has composed impressive works and he is a Muslim himself, therefore, he could express the essence of Islam. In employing Iranians for the crew, we made an extensive study and used it from among a great capacity of Iranian actors. I can say, we searched all of Iran and used the best talents of theater and cinema, who did a really good job. For example, Mr. Mohammad Asgari, who is the actor of Abu Lahab, is a young actor who has a very bright future. And many other actors that you’ll see are very good talents of the future.

Press TV: You actually touched the point that I want to ask you about. Why didn’t you choose any international actors and actresses for your movie?

Majidi: An actor is like the identity of the movie, because the audience first knows the movie with its actors and then the other factors. For general viewers, knowing the cameraman might not be very important. For them what they see in the movie is attractive. Professionals pay attention to the camera, scene setting and other factors. Sometimes people don’t even remember the name of the movie, but they refer to it with its actors. They know the movie by its actors; therefore, this was very important for me that the identity of the movie is Iranian. It was very important to show that this movie was Iranian and to be mentioned that Iran has made this movie. The actors, which are the showcase of the movie are Iranian. I have also mentioned before that the acting capacity in Iran is huge and I believe it hasn’t still been discovered well. In some cases, that it has been able to show itself, our actors have gained great international awards. For instance, about my own film “The Song of Sparrows” Mr. Naji, who was yet an unknown theater actor won the best actors’ award in the Berlin Film Festival. This shows that we have a great capacity in acting. As well as that the identity of the movie was very important for me.

Press TV: In what place do you think this movie will make its mark, in the Iranian cinema or cinema as a whole?

Majidi: Let the movie be seen, because whatever I say would be praising myself. The technical aspects of the movie should be seen and evaluated, but what I can mention about its content is that within its spirit it has the true citation of Islam, which is very close to it. If we could summarize Islam in one word it would be the religion of kindness, of course the religion has its own strict sides as well when it’s necessary according to God’s laws, confronting the infidelity there will be sought, but the religion of Islam is never the attacker, it defends the virtues.

Press TV: But you’ve made a lot of investment, you’ve had whole cities built for this movie. Can you be more specific about the technicalities? How has your film helped improve the cinema industry in Iran?

Majidi: We’ve seen beyond what you have mentioned. The cinema town that we’ve built could belong to the world of Islam, it could flourish the filmmaking of not only Iran but the world of Islam, but it could certainly add to the economic capacity of cinema in Iran. This could be a plateau available to many countries. Right now although there has been no advertisement, many countries are interested in coming and using it. I invite them all to come and use this location after the movie was shown. This could be a huge capacity building for our cinema. Of course when other countries come here, they will use our other capacities as well our cameramen, sound artists, actors, scene setters, costume designers etc. and this could help our cinema flourish both economically and culturally. This is not just a movie but it’s a cultural flow that can begin in the cinema of the world of Islam.

Press TV: As a final question I would like to know how it ended up in the Montreal Film Festival and how come the festival is opening with that?

Majidi: There have been many festivals that were looking for this opportunity to show the movie even some festivals like the Berlin Film Festival that were interested at first refrained due to some lobbies made by the money of some Arab countries. Unfortunately, some festivals are affected by these lobbies, but this was a movie that I was sure many places were thirsty to see. As my movies have been very successful in Montreal and North America, they were eager to have may last movie after many years that I was away. You know I have three awards from the Montreal Film Festival as the best film, which is a record itself. Naturally, such a huge movie should have been in the opening and we accepted their invitation and in the next few days we will see it.

Press TV: What kind of reactions are you expecting?

Majidi: I believe good events will occur, either in the field of audience or in the marketing. I know that good news is on the way.

Press TV: So you already have, I think, a line-up of places that want to buy your movie, aren’t they?

Majidi: To say they’ve lined up is a bit exaggerated, but we had many requests from different countries to purchase the movie.

Press TV: Only Muslim countries or non-Muslim countries?

Majidi: Both Muslim and non-Muslim countries, European countries, the United States and Far East

 

 

Réunion des poètes, des écrivains et des figures éminentes de la littérature

Réunion des poètes, des écrivains et des figures éminentes de la littérature persane Version imprimable
01/07/2015

Le Guide suprême de la Révolution islamique a affirmé, lors d’une audience accordée à l’occasion de l’anniversaire de l’Imam Hassan (as), à des poètes, des écrivains et des figures éminentes de la littérature persane, qu’une poésie honorable qui mérite le titre de révolutionnaire, ne restera pas neutre dans la lutte contre l’injustice.

«La poésie de la révolution est une poésie qui avance dans la même direction et est au service des objectifs de la révolution comme la justice, l’humanité, l’unité, le prestige national, le progrès du pays et la formation d’êtres humains engagés», a déclaré le Guide suprême lors de cette réunion à laquelle participaient quelques poètes de langue persane, de l’Inde, du Pakistan, d’Afghanistan, du Tadjikistan et d’Azerbaïdjan.

L’Ayatollah Khamenei a exprimé ses félicitations à l’occasion du jour anniversaire de la naissance de l’Imam Hassan Mojtaba (béni soit-il) et a rendu hommage à l’esprit de résistance des jeunes poètes dans ce climat d’intoxication.

Se référant à la possibilité d’utiliser l’outil influent de la poésie pour deux buts contradictoires, à savoir “conduire les gens sur le droit chemin” ou “égarer les gens sur le mauvais chemin”, l’Ayatollah Khamenei a déclaré: « Aujourd’hui, avec les nouveaux outils médiatiques, certains manipulateurs veulent dépouiller la poésie de la jeunesse de sa nature douce, sentimentale, épique et révolutionnaire, et l’utiliser pour servir une culture débridée qui n’est pas conforme aux normes humaines mais sous l’influence des désirs sexuels, des profits personnels et de la louange de l’oppression».

Le Guide suprême a ajouté qu’aujourd’hui, toute poésie contre l’oppression et favorable aux objectifs de l’Ummah islamique, sur le Yémen, le Bahreïn, Gaza, la Palestine et la Syrie, était l’exemple par excellence d’une poésie pleine de sagesse.

L’Ayatollah Khamenei a qualifié de non-sens tout appel à rester neutre dans la guerre du juste contre l’injuste, rappelant que si un poète ou un artiste restait neutre dans cette guerre, il aurait gaspillé son talent et servi le front de l’injustice, et son œuvre serait une trahison et un crime.

Évoquant l’anniversaire du bombardement chimique de la ville iranienne de Sardasht par le régime bassiste, le Guide suprême de la Révolution islamique a qualifié cette oppression infligée à la nation iranienne « d’exemple important et terrible » que les poètes peuvent utiliser pour en faire écho dans le langage poétique, ajoutant que les médias internationaux dominés par les États-Unis, la Grande-Bretagne et le régime sioniste, organisent parfois tout un tapage médiatique pour sauver la vie d’un animal mais gardent impunément le silence face à des crimes comme les bombardements du Yémen ou les offensives de ces dernières années contre la Bande de Gaza ou le Liban.

S’adressant aux poètes, le leader de la Révolution a demandé ce qu’un honnête homme devait faire vis-à-vis d’une telle situation et d’une telle méchanceté.  L’Ayatollah Khamenei a qualifié de très bonne et valeureuse la réaction rapide des jeunes poètes aux événements et aux développements, et dit: « Nous espérons que la poésie de la révolution qui veut servir les objectifs et les idéaux de la révolution, la justice, l’humanité, l’unité, le prestige nationale, le progrès du pays et la formation d’êtres humains engagés, sera de plus en plus prospère ».

L’Ayatollah Khamenei a exprimé sa satisfaction vis-à-vis des progrès considérables de la poésie iranienne après la Révolution islamique de 1979, précisant que la poésie iranienne avait beaucoup plus de capacité que celles qu’elle manifeste actuellement, compte tenu de sa brillante Histoire.

« Les institutions et les organismes gouvernementaux chargés des arts et de la Radio-Télévision de la République islamique d’Iran (IRIB) doivent remplir leurs tâches dans ce domaine», a-t-il dit.

Au début de son discours, le Leader de la Révolution islamique a appelé chacun à bénéficier des bénédictions du mois de Ramadan, pour purifier les cœurs, prier pour le pardon divin et réfléchir sur les prières recommandées pendant le Ramadan.
Au début de cette réunion, plus de vingt poètes ont récité leurs poèmes devant le Guide suprême de la Révolution islamique.

Lettre ouverte au Président du Sénégal, Macky Sall

Lettre ouverte au Président de la République Macky Sall

macky sall

Son Excellence Monsieur le Président de la République,

Permettez-moi d’abord de vous adresser de sincères salutations. En effet, la Grande Nation Sénégalaise vous a témoigné sa confiance en vous confiant son avenir à 65 % de voix. Un chiffre qui rassure dans un continent habitué à des coups d’Etats militaire, ou soulèvements populaires,  ou à des scores davantage folkloriques.

Etre Président de la République du plus grand pays comme le Sénégal, revêt une triple importance :

- Par le devoir de rendre le sourire et la confiance à votre peuple, par le dialogue et la concorde pour que la paix et la stabilité règnent dans notre chère patrie
- Par l’influence que votre seul nom assoie sur le monde Arabo-islamique;
- Pour les relations que vous souhaiteriez prendre avec toutes les nations du monde sans exception, pour une paix durable, pour une émergence socio-économique réelle des peuples.

Selon des informations qui nous parviennent de Votre éventuelle décision de vouloir envoyer des soldats Sénégalais pour combattre aux côtés des saoudiens contre le Yémen.

Excellence Monsieur le Président de la République, chef suprême des armées

Cette guerre injuste que mène l’Arabie Saoudite contre le Peuple innocent yéménite n’est pas la nôtre, ni sur le plan géopolitique ni géostratégique. Si vous le faites les sénégalais dans leur écrasante majorité vous demanderons  pourquoi leurs soldats iraient mourir dans une guerre qui n’est pas la leur et qui se situe a des milliers de kilomètres de leur pays et que peu d’entre eux connaissent. Alors que   Vous aviez refusé en premier lieu de tout envoi de soldats sénégalais au Mali, pays frère et premier partenaire commercial du Sénégal pour le soutenir dans sa lutte contre l’occupation de son territoire par des groupes terroristes et n’eut été la demande française vous n’alliez pas revenir sur votre décision. Vous avez également refusé d’engager les troupes sénégalaises  dans le contingent de soldats retenus par l’Union Africaine pour combattre le Bokko Haram au Nigeria, au Cameroun, au Niger  et au Tchad plus proche du Sénégal sur le plan social, culturel, religieux, linguistique, etc.

Rares sont ceux qui ont pris le temps de se poser une question fondamentale : cette guerre est-elle légale ?

Il y a plus d’un mois, une coalition de pays menée par l’Arabie saoudite a commencé à bombarder le Yémen pour chasser un groupe dit rebelle soutenu par l’Iran qui a pris le contrôle de Sanaa, la capitale du Yémen, à la fin de l’année dernière. Les bombardements ont fait des centaines de morts, dont de nombreux civils.

L’Arabie  Saoudite a prétexté que ces attaques étaient une manière de venir en aide à son voisin sur une demande exprès de son dirigeant, ce qui est légal en vertu du droit international.

Le président yéménite Abdu Rabo Mansour Hadi avait en effet demandé une intervention, car son régime était menacé par les rebelles du mouvement houti dit t-il.

Mais M. Hadi a dépassé la durée de son mandat, il a déjà démissionné et il a même quitté le pays. Sa légitimité est donc discutable et la légalité de l’opération militaire de l’Arabie saoudite n’est donc pas évidente. 
Les exemples de gouvernements demandant du soutien pour une opération militaire sur leur territoire ne manquent pas. L’Irak a ainsi récemment demandé l’aide des États-Unis pour combattre le groupe autoproclamé État islamique. Le droit international considère ce genre d’intervention comme légal.

Mais le cas du Yémen est moins évident. M. Hadi avait depuis longtemps perdu le contrôle de grandes parties de son pays. Les troupes d’Ansarullah  houthi — un courant zaïdiste (Branche Chiite), qui s’opposait de manière récurrente au gouvernement depuis des années — s’étaient emparés de Sanaa en septembre et une grande partie de l’armée n’obéissait plus à M. Hadi.

Le mandat démocratique de M. Hadi n’était pas non plus très solide. Il avait gagné les élections de 2012, auxquelles il était le seul à se présenter après les manifestations du printemps arabe qui avaient entraîné la chute d’Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis de longues années. Son mandat devait se terminer par des élections véritablement démocratiques en février 2014, mais il avait été prolongé d’un an sans scrutin. 

En janvier, M. Hadi avait annoncé sa démission avant même la fin officielle de son mandat, lorsque les houthi s’étaient emparés du palais présidentiel.

Après avoir fui Sanaa pour se réfugier dans la ville portuaire d’Aden, il était revenu sur son annonce, affirmant qu’elle avait été prononcée sous la contrainte. Puis, peu après avoir appelé à une opération militaire, il a quitté le pays et s’est installé en Arabie saoudite, où il demeure encore à l’heure actuelle.

De ce fait, pourrons-nous interroger sur la légalité du président Hadi pour une demande d’intervention, le fait qu’il ait démissionné n’invalide t-il pas son consentement ? 

 Si M. Hadi se trouvait toujours à Sanaa et n’avait affaire qu’à une rébellion relativement modeste, il pourrait probablement consentir à ce que d’autres États interviennent pour l’aider. Cela n’est pas vraiment sujet à controverses du point de vue du droit international.  Mais moins l’auteur de la demande a le contrôle, plus sa demande prête à controverse. En l’occurrence, le pays semble hors de contrôle.  

Mais la reconnaissance internationale demeure un arbitrage de poids en géopolitique.

La justification de l’invasion par M. Hadi ne fait que compliquer les choses. Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité des Nations Unies pour demander une intervention militaire, il a invoqué l’article 51 de la Charte des Nations Unies, qui donne aux pays le droit à l’autodéfense, y compris collective. Mais l’article 51 régit les conflits internationaux et non nationaux.

« L’article 51 est applicable lorsqu’un État fait usage de la force sur le territoire d’un autre État ou pour répondre à une attaque de l’extérieur. Ce n’est pas le cas ici ». Il s’agit d’un conflit entre le gouvernement du Yémen et un groupe dit rebelle important à l’intérieur du pays — cela n’a rien à voir avec l’article 51. 

Est-ce qu’un régime comme celui d’Arabie Saoudite peut-il prétendre instaurer la démocratie et la légitimité ?

 L’Arabie saoudite a décrit ce conflit comme une menace sous-régionale à sa propre sécurité. Alors que les troupes d’Ansarullah- houthi ne représente pas de menace contre les pays voisins pour justifier une intervention militaire, surtout que d’autres techniques telles que des sanctions ou une médiation n’ont pas encore été testées. Et depuis le début de cette agression saoudienne contre le peuple Yéménite aucune balle n’est tirée en direction du territoire saoudien. Donc, qui des deux Saoudiens ou Yéménite représente une menace pour l’autre ?

Excellence Monsieur le Président de la République

Vous devrez vous inspirez de la position des États-Unis qui n’apportent qu’un soutien logistique disent t-ils  à la campagne de bombardement, celle de l’Egypte qui a dit à haute voix que son Armée est faite pour défendre les intérêts des égyptiens ainsi que celle du Pakistan dont les députés ont voté à l’unanimité pour une résolution selon laquelle le Pakistan devrait maintenir la neutralité par rapport au conflit yéménite pour être capable de jouer un rôle diplomatique proactif de résolution de la crise et non de combattre a coté des saoudiens contre le Yémen pays jugé parmi les 20 plus pauvres au Monde.

Excellence Monsieur le Président de la république

Pourquoi n’avez-vous pas pris le temps de demander la raison de la réticence de ces grands pays beaucoup dont les armées sont beaucoup plus puissantes et plus équipées que notre vaillante armée sénégalaise ?

En guise de rappel historique, en 1962, Arabie saoudite, avec en arrière-plan les Soviets et les Américains. L’imam appartenait à la secte chiite des Zaydis, la même que celle des Houthi, que Saoudiens et Egyptiens combattent aujourd’hui. Une “armée panarabe” dirigée par L’Egypte avait essayé d’envahir et d’occuper le Yémen, Le Président Jamal Abdel Nasser, d’Egypte  a été contraint, de retirer son armée de plus de 50 000 hommes de ce qui était devenu le “Vietnam de l’Egypte” comme il l’a lui-même tristement reconnu plus tard.

Le Général Sissi président d’Egypte, est particulièrement réticent, du fait qu’il a été élevé dans le souvenir de la défaite humiliante de l’Egypte lorsqu’elle a tenté de soumettre le Yémen. L’Egypte, qui a perdu 25 000 hommes durant cette guerre et a vu son économie s’effondrer. Sans parler de la catastrophique défaite de 1967 face à Israël.

En 2009,  l’incompétence de l’armée saoudienne a été révélée au grand jour lorsque leur importante offensive contre les Houthi de long de la frontière Arabie Saoudite/ Yémen a été repoussée et que, dans la contre-offensive qui a suivi, les combattants Houthi, légèrement armés, ont pénétré jusqu’à 60 kilomètres et ont parvenu à conquérir ainsi  un grand morceau de territoire saoudien.

Les problèmes au Yémen ne viennent pas d’une opposition entre chiites et sunnites ou entre l’Iran et l’Arabie saoudite. Ils ne viennent pas de Barack Hussein Obama, dont l’administration est restée assise sur le banc de touche et de regarder la famille royale saoudienne se lancer dans cette aventure insensée dont les répercussions ne seront que bénéfiques pour l’Amérique et faciliteront l’exécution du plan machiavélique élaboré en vue de dislocation   de l’Arabie saoudite.

Les problèmes au Yémen viennent tous de conflits tribaux qui remontent à des siècles, et la seule façon de les résoudre est d’entamer un long et fastidieux processus de négociations. En 1990, un accord de paix qui aboutissait à la réunification du Yémen avait vu le jour avec beaucoup de difficulté.

Les Saoudiens lancent cette guerre contre le peuple yéménite par orgueil et arrogance, mais aussi par une sorte de paranoïa : ils craignent soi-disant d’être encerclés par un anneau “d’ennemis chiites menés par l’Iran”, c’est, du moins ce que voudraient nous faire croire certains médias occidentaux et arabes.

Les Houthi, qui en peu plus  d’être perpétuellement négligés par le gouvernement yéménite et qui voulaient en finir avec une politique qui engendre des famines au Yémen, ont conclu un accord avec l’ancien Président Ali Abdallah Saleh, dont le fils dirigeait l’armée yéménite à l’époque de l’accord que l’Arabie Saoudite et les États du Golfe ont fait avaler de force aux yéménites, il y a deux ans, et ont lancé une offensive pour s’emparer du pays.

Depuis le début les Houthi réclament des négociations tout en disant clairement qu’ils ne permettront pas aux Wahhabites “d’Al-Qaida et de l’dans la péninsule arabique” et ‘’Etat Islamique’’ principalement composés de fanatiques saoudiens en exil de se maintenir au Yémen.

D’après les nouvelles, la guerre fait rage à la frontière Yémeno- saoudienne, et il est intéressant de noter que l’armée saoudienne n’a pas encore fait là de progrès sérieux. Etant donné que la majeure partie des combattants Houthi se sont regroupés pour prendre d’assaut Aden dans le sud pétrolifère du Yémen, la tentative militaire saoudienne d’envahir le cœur du territoire Houthi n’est pas très concluante.

À ce stade, l’armée saoudienne se livre surtout au massacre aérien du peuple sans défense du Yémen et à la destruction sytèmatique de toutes les infrastructures du pays. Si et quand l’offensive terrestre promise commence sérieusement, on verra des milices Houthi aguerries se battre contre une armée prétendument panarabique qui a peu d’expérience de la vraie guerre. Avec, en face d’elle, des guerriers qui défendent leurs maisons et leurs familles, comme les Viet Kong au Vietnam, l’Arabie saoudite et ses acolytes vont  se retrouver dans un bourbier yéménite, qui sera leur “Vietnam”.

Excellence Monsieur le Président de la République

Et Président du Comité pour la Défense des Droits Inaliénables du peuple palestinien

Vous devez insister beaucoup sur l’Arabie Saoudite, afin qu’elle n’abandonne pas la Cause palestinienne  ouvrant ainsi la voie à l’Israël  de tuer, de démolir, et d’exproprier davantage de palestiniens. Alors que la Palestine mérite  plus d’égards et d’attention particulière plus que tout moment.

J’attire votre attention sur le fait que tous les groupes terroristes à travers le monde qui sèment la mort et la désolation partout ils sont, sont issus du Wahhabisme qui est la religion d’Etat en Arabie Saoudite. Pour ne citer qu’ Al Qaida, En Afghanistan, groupe Etat islamique en Irak et en Syrie, Front Al Nosra en Syrie, Boko Haram au Nigeria, les Shababs en Somalie, Ansaru Beit-el Moqades en Egypte, Ansarou Dine, Mojao au Mali voisin etc. Tous  se réclament du Wahhabisme-salafisme-jihadisme.Des produits finis de cette Arabie saoudite à qui vous voulez porter secours. Ne nous voilons pas la face.

Excellence Monsieur le Président de la République

La véritable raison de cette guerre est l’échec de l’Arabie saoudite et la perte de son emprise sur ce pays. Les Saoudiens ont réalisé qu’ils ne peuvent plus parier sur leurs valets dans ce pays, ils ne peuvent plus compter sur les  Wahhabites- Salafistes-Takfiristes (vaincus dans plusieurs régions), le Yémen appartient désormais à son peuple. L’Arabie ne peut pas supporter ce choix. La véritable motivation de cette guerre est la reprise du contrôle de ce pays et point à la ligne.
En conséquence, Je demande solennellement à Votre excellence et au nom de toutes celles et ceux  qui sont contre cet envoi de troupes sénégalaises au Yémen de sursoir à de telle décision qui ne fera qu’exacerber  des tensions inutiles et de lourdes conséquences sur la oummah islamique mais également dans le monde entier qui est devenu un village inter planétaire.

Chérif Mballo

Chercheur-Directeur du Centre islamique de Recherche et de Documentation

Président-fondateur du Mouvement Ali Yacine

mballosherif@yahoo.fr

Dakar-Sénégal